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L’intimidation professionnelle au sein de la communauté médicale:Nouvelle tendance & Agir sans nuire

  • jemmaquilleuse
  • 8 sept. 2023
  • 8 min de lecture

Cet article pourrait aussi s'intituler "lorsque la menace de représailles déontologiques empêchent les chirurgiens non-corrompu par les conflits d'intérêt d'agir sans nuire à leurs patientes. "


Vous verrez plus loin la raison.


Car si quelqu'un se demande POURQUOI la plupart des docteurs/médecins/chirurgiens et autres médecins spécialistes sont si blasés à propos de la médecine et POURQUOI beaucoup d'entre eux semblent prudents dans leurs dires au point de n'avoir aucune opinion ni de prendre aucune position (même lors des consultations médicales avec les patients) Je crois avoir une idée de ce qui les freines.


Il semble y avoir une sorte de vendetta contre les médecins qui ne se joignent pas aux idées que de petites cliques propagent comme étant « la vérité » (et les dites vérité doit être aussi appliquée aux patients).


Si vous ne vous ralliez pas à ces cliques/minorités, vous serez isolé et rejeté.

Et cela arrive dans toutes les spécialités.

Et certaines de ces cliques ont poussé l’enveloppe jusqu’à ce que j’appellerais le collègues shaming ou humiliation entre collègues.


Ce qui est l’équivalent absolu du gaslighting médical entre pairs.


Mais maintenant, cette humiliation des pairs a été portée à un autre niveau :

Et j'appellerai cela de l'Intimidation professionnelle.

Laisse-moi expliquer:


Il y a quelques mois, j'ai reçu un courriel d'un chirurgien qui m'a envoyé une communication qu'il avait lui-même reçu de son association professionnelle.

J'ai développé une relation professionnelle agréable avec ce chirurgien en particulier. Nous avions tous les deux tout à gagner à  entretenir cette ligne de communication ouverte. Lui étant un membre réputé du domaine de la chirurgie esthétique et plastique au Canada et ailleurs dans le monde, moi étant une militante internationale des patientes lésées par les implants mammaires.


Et une partie de cette relation était l’échange régulier des articles et des études les plus récents publiés sur ce sujet particulier. Lui n'étant ouvertement pas du côté des femmes malades à cause de leurs implants (et le faisant savoir publiquement), moi étant ouvertement du côté des patientes et favorable aux capsulectomies totales pour les patientes souhaitant retirer leurs implants mammaires (et le faisant savoir publiquement) encore plus récemment maintenant que de plus en plus de cas de cancers associés aux implants mammaires sont découverts dans le tissu cicatriciel se formant autour des implants (cancers associés aux implants autres ET incluant le BIA-ALCL).


Bien sûr nos mondes sont contradictoires mais il est essentiel de se respecter les uns les autres.


Ce jour de mai 2023, un e-mail particulier est venu de ce chirurgien avec un simple « PVI (pour information) ».


Le but de ce e-mail était pour moi de lire la pièce jointe qui était une communication officielle conjointe publiée par l'ISAPS (Société Internationale de Chirurgie Plastique et Esthétique) L'ASERF (Fondation d'Enseignement et de Recherche en Chirurgie Esthétique)

Et la Société Esthétique.


A cette époque (mai 2023) et si j'ai bien compris, l'ISAPS a fait une communication en collaboration avec l'ASERF (entre autres) dans laquelle ils déclarent que les chirurgiens ne doivent pas effectuer un enbloc pour les patients atteinte de la malade des implants mammaires si l'objectif est SEULEMENT de les aider avec leurs symptômes:


"En tant que chirurgiens plasticiens certifiés, nous devrions pratiquer une médecine fondée sur des preuves. L'indication absolue de la capsulectomie en bloc est le retrait d'un implant et d'une capsule en présence d'une tumeur maligne capsulaire. Les indications relatives à  la capsulectomie totale sont la contracture capsulaire, la rupture d'un implant gel et éventuellement avec le retrait et l'échange d'implants texturés.

Il n'existe actuellement aucune bonne preuve évaluée par des pairs selon laquelle la capsulectomie est nécessaire pour l'amélioration des symptômes en l'absence d'autres indications.

La préférence du patient peut être prise en compte avec un consentement éclairé approprié. La capsulectomie est une procédure plus invasive, peut être plus coûteuse et comporter des risques plus élevés.

  • Les chirurgiens qui affirment qu'une capsulectomie en bloc est nécessaire pour améliorer les symptômes ne devraient pas le faire sans les données scientifiques à l'appui de leurs affirmations et pourraient potentiellement violer les normes éthiques, car cela pourrait amener les patients à subir des interventions chirurgicales qui pourraient ne pas être indiquées.11

  • Les chirurgiens se présentant comme des « experts en explantation » qui n'ont aucune formation supplémentaire ou autre base pour les considérer comme plus experts que les autres chirurgiens plasticiens certifiés, devraient cesser de se commercialiser en tant que tels.

* Les chirurgiens doivent se tenir au courant des connaissances scientifiques (Principes d'éthique médicale de l'AMA).

* Les chirurgiens ne doivent pas représenter faussement un ensemble de compétences ; Code d'éthique de l'Aesthetic Society, section 3.01, B.14. : Réclamation de supériorité en matière de compétences ou de services, y compris une supériorité due au sexe ou à l'origine ethnique du membre, affirmation qui ne peut pas être facilement et factuellement étayée par les patients."



Cette communication est faite en sorte de rappeler aux chirurgiens leur code de conduite ainsi qu’en ciblant une nouvelle classe de chirurgiens qui est à  developper une expertise relativement nouvelle, ce qui équivaut à de l’humiliation pour les chirurgiens et à de l'intimidation professionnelle à mon avis.


« Les chirurgiens qui affirment qu’une capsulectomie en bloc est nécessaire pour améliorer les symptômes ne devraient pas le faire sans les données scientifiques à l’appui de leurs affirmations et pourraient potentiellement violer les normes éthiques, car cela pourrait conduire les patients à subir des interventions chirurgicales qui pourraient ne pas être indiquées.11. »


Tout en s’intéressant notamment aux données d’une seule et nouvelle étude.


« Quelles sont les données ? »

« L'Aesthetic Surgery Journal a publié quatre articles issus d'une étude financée par l'ASERF, « Systemic Symptoms in Women – Biospecimen Analysis Study ». Cette étude, avec les Drs Caroline Glicksman et Patricia McGuire comme chercheuses principales"


Cette étude citée a été menée par un groupe de chirurgiens (Dre Caroline Glicksman, Dre Pat McGuire, Dr Bill Adam et al.

(voir réf. 4-5-6-7 de la communication liée ci-dessous)

Dont une des contributrices, la Dre Caroline Glicksman est?

La nouvelle présidente élue de l'ASERF.

Et l'ASERF est partenaire pour cette communication.

Et mets en référence l’étude de sa propre présidente…

Et tout cela en étant  commandités et appuyé par?

Les manufacturiers d'implants mammaires.

(voir au bas de la communication)


Vous voyez, les implants mammaires en silicone ont été réintroduits sur le marché en 2006 après une décennie d’interdiction, suite à des audiences à la FDA au cours desquelles

L’actuelle et nouvelle présidente élue de l'ASERF et co-auteure de l'étude citée, Caroline Glicksman,a a l’époque témoigné de leur sécurité.


Il faut savoir qu'en plus d'être chirurgienne plasticienne en pratique privée et nouvelle présidente élue de l’ASERF, Dr. Caroline Glicksman est aussi

DIRECTRICE MÉDICALE DE MOTIVA (essai clinique américain)

(Un fabricant d'implants mammaires)

ET

Directrice médicale de Galaflex (essai clinique américain)

(Galaflex est un implant chirurgical utilisé pour la reconstruction mammaire et également utilisé dans une chirurgie appelée soutien-gorge interne)


Et 5 des 12 articles figurant dans les références de cette communication conjointe sont des articles/études ou des articles auxquels le Dr Caroline Glicksman ou la Dr Pat McGuire ont participé.


Quel total conflit d’intérêts toxique du début à la fin !


Le même genre de conflit dans lequel se retrouvent les directeurs des grandes unités de chirurgie plastique des hôpitaux universitaires du Québec (certains spécialisés dans la reconstruction post-mastectomie), étant à la fois médecins-conseils sinon même directeur médical auprès des fabricants d'implants mammaires au salaire MOYEN de 90 000 $/an tout en recevant un salaire du système de santé public.


Et certains de ces départements poussent sans remords leurs survivantes du cancer du sein en attente de mastectomie à se tourner vers une reconstruction immédiate avec des implants plutôt que vers toute autre option.


Docteur…Allez-vous au-delà du message imposé à travers cette communication? 


Qui communique un message sans égard aux conséquences pour les patientes bien sûr, mais aussi sans égard pour les CHIRURGIENS qui eux ne sont PAS au centre de tels conflits d'intérêts et qui se consacrent entièrement à aider leurs patientes ?


Parce que si nous la prenons au pied de la lettre, cette communication va bien au-delà de la chirurgie d’explantation-capsulectomie.


Je demanderais à TOUT chirurgien prenant cette communication au sérieux :

Vous considérez-vous comme un expert dans votre domaine ?

(Je pense moi-même que beaucoup de chirurgiens sont des experts dans leur domaine.)


Combien de (nom de l’intervention chirurgicale particulière) avez-vous pratiqué jusqu’à présent ?


Quelques Douzaines? Des centaines ?


Êtes-vous plus un expert dans votre domaine qu'un chirurgien comme le Dr Jae H. Chun (CA, USA) qui a réalisé des milliers de capsulectomies en bloc pour des femmes qui sont-étaient malades à cause de leurs implants mammaires mais qui ne devrait pas se considérer comme expert PARCE QUE son domaine d’expertise est… le retrait d’implants mammaires ?


Est-il possible que son expertise (et celle de quelques chirurgiens qui explantent à temps plein) menace une industrie de 400 millions de dollars ?


Une industrie dans laquelle l’actuelle présidente de l’ASERF est professionnellement profondément impliquée ?


Est-il possible que les "experts en explantation" soient dans leur domaine aussi bons et peut-être meilleurs que d'autres chirurgiens qui ne sont PAS aussi qualifiés et aussi expérimentés pour effectuer certaines interventions chirurgicales mais qu'ils effectuent quand sur une base aussi régulière que ces hommes et ces femmes?


Et si on appliquait le code de déontologie au pied de la lettre… que resterait-il après avoir appliqué l’article 50 ?


(Le Code de déontologie des médecins du Québec) : article 50:


TOUTE procédure cosmétique qui n'est PAS MÉDICALEMENT NÉCESSAIRE devient illégale en vertu de cet article.


Et je parie qu’il existe des dispositions similaires dans le code d’éthique américain.


Voyez-vous Docteur, les limites d'une telle communication? Pour vous? Pour vos collègues ? Même pour l’industrie des implants mammaires ?


Ne vous y trompez pas Docteur : les implants mammaires ne sont PAS un dispositif qui sauve des vies.

PERSONNE ne mourra s’ils sont retirés du marché.


MAIS TOUS LES CHIRURGIENS PLASTIQUES ET ESTHÉTIQUES perdront des TONNES d'argent si des articles de codes d'éthique tels que l'article 50 du code d'éthique du Québec étaient soudainement appliqués à la lettre.


Parce que les chirurgies d’implantation mammaire ne sont en AUCUN cas médicalement nécessaires.


La plupart des chirurgies plastiques ne sont pas non plus pratiquées pour des raisons esthétiques.


 Mais ces chirurgies esthétiques sont le gagne-pain des chirurgiens plasticiens et des chirurgiens esthétiques en pratique privée.


Il est intéressant de voir comment la communauté chirurgicale veut contrôler le discours autour de la maladie des implants et autour de l'explantation.


Pourtant, personne ne nous a parlé de la science et des données scientifiques lorsque nous avons voulu des implants mammaires.


Il y a 10-15 ans, des articles scientifiques étaient déjà publiés suggérant des liens potentiels avec des symptômes et des problèmes systémiques (possibles ou prouvés) avec le BIA-ALCL… Rappelons que les premiers cas remontent à 1996-1997.


Dans cette étude citée, que j'ai d'ailleurs lue dès sa parution en mai 2023, je n'ai vu aucune mention des avantages du retrait et des tests effectués sur les capsules dans le but d'identifier un cancer et éventuellement de réduire le risque d'en développer un à l’avenir.


Il me semble étrange qu’ils souhaitent que le lecteur soit informé des points soulevés dans leurs recherches mais pas de ces « autres » facteurs critiques.


L’ablation de la capsule cicatricielle (capsulectomie) autour des implants ne concerne plus seulement les symptômes systémiques du Bii mais TOUS les cancers liés à tous les implants.


S'il n'y a aucune preuve d'amélioration des symptômes de Bii avec le retrait des capsules, il faut au moins s'assurer que les patientes sont réellement conscientes des autres avantages prouvés/possibles (de garder les capsules dans leur corps) comme les cancers associés aux implants et

que ces patientes puisse comparer les risques pour LEUR cas en tenant compte de LEUR état de santé et selon les compétences du chirurgien QU’ELLES choisiront.


En fin de compte, personne ne peut retirer à une femme le droit de faire retirer la capsule de l’implant ou ses implants.


Si elle souhaite retirer ses implants, capsulectomie ou non, elle ne devrait avoir aucune impédance autre que le potentiel de facteurs de risque accrus liés aux procédures chirurgicales individualisées.


De la même manière qu'actuellement, lors de l'implantation, les consentements éclairés se limitent la plupart du temps aux facteurs de risque liés à l'intervention chirurgicale et à tous les risques liés aux implants mammaires, dont le Bii et les cancers ou encore au fait que les implants ont une durée de vie limitée (8-10 ans max selon le site Mentor Canada)


Et tout ceci  est rarement cités lors du consentement pré-implantation, même si ces risques sont désormais cités par la FDA.


Les conflits d'intérêts au sein de ces organisations deviennent un véritable enjeux de santé publique.


Les professionnels de la santé impliqués à tant de niveaux devraient probablement être tenus à l’écart de la prise de décisions qui pourraient potentiellement nuire à leurs collègues et à leurs patients.


Parce qu’eux-mêmes sont manifestement en proie à des conflits d’intérêts.


Pendant ce temps, leur collègues essaient de faire du bien à leurs patients.



Parce qu'ils essaient d’agir sans nuire. 

Du début à la fin.



*****************************************

Patient Safety Advisory - Breast Implant Removal and Capsulectomy | The Aesthetic Society


Code de deontologie des m/decins du Qc


Librairie: 

Dr. Stephen C. Nicolaidis:

Dr. Eric Swanson

Dr. Eduardo Fleury:

Dr. Jan Willem Cohen Tervaert:

Dr. Henry Dijkman:

Dr. RM Kappel:

Dr. Ayush Arora


 
 
 

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